Actualités sécurité routière



La nouvelle épreuve du code de la route
 

Depuis le 19 avril, les inspecteurs qui font passer l'épreuve du Code de la route dans les 530 centres d'examen du territoire utilisent une nouvelle banque de questions. Pour obtenir son code, le candidat devra toujours répondre correctement à au moins 35 questions sur 40 tirées au sort, mais la banque s'est enrichie de nouvelles questions et compte désormais 638 questions contre 520 auparavant.

Aussi, les questions conservées ont été revues : certaines, considérées comme obsolètes ou peu claires, ont été supprimées ou reformulées, et 150 questions nouvelles ont été introduites. Désormais, sur les 40 questions posées aux candidats, 5 questions au moins seront issues de cette nouvelle série.

La nouvelle banque de questions se compose au total de onze familles, dont deux nouvelles : l'une concerne le partage de la route et le respect dû aux usagers vulnérables (piétons, cyclistes, etc.), et la seconde porte sur la prise de conscience des risques au volant.

Cette réforme vise donc à faire disparaître le bachotage au profit d'une aptitude à mieux percevoir les risques, à les anticiper et à les éviter.

Les thèmes de l'épreuve théorique générale

- S : signalisation
- P : priorités
- C : croisements et dépassements
- A : arrêts et stationnements
- R : règles de circulation
- T : tunnel
- N : notions pratiques
- V : visibilité éclairage
- E : questions écrites
- U : usagers vulnérables
- X : prise de conscience des risques

La nouvelle épreuve du permis de conduire
 

La grille d'évaluation des candidats a été modifiée pour transformer la méthode de notation, et ainsi passer d'un décompte d'erreurs à un bilan de compétences. En plus des aptitudes traditionnelles, on attend désormais du candidat qu'il intègre des aspects comportementaux, comme l'attention et le respect portés aux autres usagers, et plus particulièrement aux usagers vulnérables.
L'examinateur évalue aussi les compétences liées à l'autonomie et à la conscience du risque du candidat, jugées à travers l'analyse des situations et l'adaptation du candidat à celles-ci. Enfin,figure dans cette nouvelle grille d'évaluation, la prise en compte d'une conduite vertueuse, économique et respectueuse de l'environnement liée à la consommation du carburant, dans le respect des objectifs du Grenelle de l'environnement.

Le déroulement de l'épreuve, dont la durée reste toujours fixée à 35 minutes, est modifié :

Lors du parcours, qui se passe pour un tiers en agglomération et pour deux tiers hors agglomération, le candidat sera jugé sur sa capacité à déceler les changements de contexte de circulation et à adapter sa conduite en conséquence. De plus, à l'initiative de l'examinateur, pendant 5 minutes environ, il lui sera dorénavant demandé de se diriger à sa convenance vers un lieu précis, ou de suivre un itinéraire démontrant ainsi ses aptitudes à gérer son déplacement de manière autonome, comme ce sera ensuite le cas.

Pour les manoeuvres, il s'agit toujours d'en effectuer deux, dont une au moins en marche arrière, mais c'est le candidat qui sera invité à trouver un emplacement pour effectuer la manoeuvre de son choix.

Lors de l'étape des vérifications, on conserve une vérification intérieure (par exemple montrer la commande de feux de détresse), une vérification extérieure (par exemple montrer le réservoir de liquide de frein), ainsi qu'une question en lien avec la sécurité routière.

Pour être reçu, le candidat doit obtenir un minimum de 20 points sur 30 possibles, et ne pas commettre d'erreurs éliminatoires (non respect de l'arrêt au panneau stop ou du feu rouge, infractions, etc.).

Chaque année, plus de 1,3 million de personnes se présentent à l'épreuve pratique de la catégorie B (véhicule léger) du permis de conduire. Le taux de réussite global à cette épreuve est de 57%.

 
La conduite accompagnée : ce qui change
 

À partir de 16 ans, « l'apprentissage de la conduite accompagné » (AAC) est assouplie

- L'accompagnateur n'est plus obligatoirement âgé de 28 ans, mais il doit justifier de 5 ans de permis B sans avoir commis d'infractions graves.
- Avant le début de l'apprentissage, l'élève et son accompagnateur passeront deux heures de leçon avec le formateur de l'école de conduite lors d'un premier rendez - vous pédagogique préalable.
- Il n'y a plus de durée maximale (auparavant 3 ans) pour parcourir les 3 000 kilomètres minimums exigés dans le cadre de l'AAC. La fin de cette durée limite va permettre, par exemple, aux candidats de perfectionner leur conduite avec des proches, en cas d'échec à l'examen.

Nouveau : la conduite supervisée
 

« La conduite supervisée », une nouvelle offre pour les plus de 18 ans

- Sur 3 mois et 1 000 kilomètres minimum (contre 1 an et 3 000 kilomètres au moins pour l'apprentissage anticipé de la conduite), les candidats de plus de 18 ans peuvent désormais bénéficier d'une nouvelle formule de conduite accompagnée, plus souple que l'apprentissage anticipé de la conduite.
- Comme pour la conduite accompagnée à partir de 16 ans, le candidat de 18 ans et plus doit, au préalable, avoir réussi l'épreuve du code et suivi au moins 20 heures de conduite en école de conduite.
- C'est l'enseignant qui autorise le candidat à opter pour cette formule en fonction de son degré de maîtrise du véhicule, de ses compétences et de son comportement au volant.
- Contrairement à l'AAC, cette formule ne permet pas de réduire la durée probatoire du permis de conduire.


 
×